Comme on approche de la mi-juillet et de l’arrivée (vraiment) massive des touristes, on a décidé de continuer à visiter le littoral tant que l’ambiance (et la chaleur) restent supportable : après les perles du Sud-Est, on voulait voir l’autre côté et en particulier, Bonifacio et Sartène, deux villes très différentes que beaucoup considèrent comme les plus belles de l’île.

Pause à Solenzara pour vérifier le bon fonctionnement du matériel

Petit déj’ du samedi matin sur une plage du Golfe de Santa-Manza.
Assis sur la plage à regarder autour de moi, je me suis senti fier d’être Breton : c’est pas la première fois que ça arrive (surtout cet été) mais pendant longtemps, je n’avais jamais vraiment été très fier de ma région. J’ai ressenti ce sentiment la première fois il y a quelques années, quand j’ai commencé à mieux la visiter et à en connaître la variété des paysages.
Et cet été, la beauté des paysages Corses me rappelle ceux de la Bretagne (même si la Corse est beaucoup plus variée, notamment grâce à la montagne).
C’est ça aussi l’intérêt de voyager : en voyant autre chose, on se rend vraiment compte de la chance qu’on a de venir de tel ou tel endroit…

Ouais, t’as raison Nico, j’risque d’être chiant à force de trop réfléchir. Faut pas prendre la vie trop au sérieux !
Bonifacio
Après une petite baignade, on est arrivé à Bonifacio

Pas originale comme photo mais bon…

Proverbe Corse ?

Une des magnifiques ruelles de la citadelle de Bonifacio : si ça donne pas envie de laisser tomber la salade Casino, ça…

Un autre grand classique accessible par un escalier près de la citadelle : vraiment superbe.

On a cédé à la tentation touristique mais on n’est pas entièrement fautif : le Lonely Planet nous y a incité en nous disant que la ville était tellement belle vue depuis un bâteau, …

Et c’est vrai que c’est beau malgré la lumière du début d’après-midi

L’entaille visible dans la falaise (à gauche) est l’escalier du Roi d’Aragon, devenu monument historique (et donc payant
). La personne qui commentait les visites nous a dit au retour que selon la légende, il avait été construit en un jour : il a tout de suite tenu à nous rassurer en nous disant que bien entendu, ce n’étaient pas eux, les Corses, qui l’avaient fait. On trouvait bizarre aussi…
Du coup, on en a profité pour aller jusqu’à l’île Lavezzi dans l’archipel du même nom qui fait partie de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio et du Parc Marin International Corso-Sarde. Là encore, des photos dans un magazine et les conseils de collègues d’Isa nous y avaient un peu poussé…

Au final, ça ressemble incroyablement à la côte Finistère Nord même si l’eau est quand même plus turquoise et transparente ici. Mais on n’a pas regretté vu le nombre de poissons qui nageaient avec nous :

De là, on voit bien quelques formes mais pour vous rendre vraiment compte, mettez votre masque et votre tubas, (préparez-vous à respirer par la bouche uniquement) et plongez la tête dans cette photo ! Vous ne le regretterez pas. Ca y est ? Vous avez aimé ?
Alors maintenant, essayez d’attraper une dorade pour votre goûter (ou dîner)… Le concours est ouvert : le premier qui réussit gagne une boîte de poisson pané Captain Igloo !
Sur le retour, le bâteau passe près de l’île Cavallo, l’île aux milliardaires : elle a deux pistes d’atterrissage, se trouve en plein milieu de la Réserve et du Parc Marin, et y rejette ses eaux non retraîtées. Génial quoi !
D’ailleurs, on voyait à quel point ça dégoûtait la personne qui commentait sur le bâteau…
Ensuite, on a longé un peu le littoral près de Bonifacio pour voir quelques plages

La couleur de l’eau a cet endroit est incroyable.
Et quelques grottes :

Ca vous rappelle rien ? C’est quand même bien foutu la Corse ! Nico se demande si ce ne sont pas les Corses eux-mêmes qui l’ont creusé comme ça. Le problème c’est que ça aurait représenté un sacré boulot et vu la réputation des Corses à ce niveau-là (voir plus haut), ça semble peu probable.
Sartène, “la plus Corse des villes Corses”
Le soir, on est parti pour chercher un endroit où dormir sur la route de Sartène. Comme on n’a pas vu le panneau de la plage du Tra Licettu, on a fini par dormir sur un parking à Sartène, à côté d’un camping-car Finistérien

Petit déj’. Nos voisins finistériens étaient très sympa et on a discuté un peu avec eux après qu’ils nous aient proposé du café.

Les rues de la ville et le granit font là encore penser à des villes bretonnes, des villes des Côtes-d’Armor surtout, comme Dinan, etc.


C’est petit mais c’est à voir. Ca change des villes hyper touristiques de la Côte : on sent une atmosphère différente, plus villageoise peut-être. Ca tient peut-être en partie au fait que Sartène est réputée comme étant une des gardiennes des traditions de l’île.
Sur la route du retour…
On s’est arrêté sur la plage de Roccapina et son fameux lion…

… ou sphynx ?
Quoi qu’il en soit, là encore, la couronne est un drôle de hasard : elle est faîte des ruines d’une ancienne tour génoise.
Comme aux Lavezzi, il suffisait de mettre la tête sous l’eau pour compter (voire ramasser pour les courageux) les oursins.
Pour terminer, on est repassé par Bonifacio. On aurait voulu se balader entre le Cap Pertusato et Bonifacio un matin mais à défaut, on a été y faire un tour le soir : du coup, évidemment, la lumière sur la ville n’était pas bonne pour la photo mais c’était quand même super agréable.



Forcément, les falaises calcaires ça fait penser à celles d’Etretat ou à la Dunraven Bay, dans la Vale of Glamorgan.
Le week-end qui vient, le dernier avant le 15 juillet, on a 4 jours (je tiens à rassurer nos lecteurs inquiets qu’en tant qu’aîné et donc plus sage membre de notre petit groupe, j’ai bien entendu veillé à ce que nos stagiaires aient l’autorisation de faire le pont, pendant que moi je prends ma journée
) pour visiter un dernier site hyper touristique avant de se réfugier davantage dans les terres ensuite.
Donc la semaine prochaine, vous pourrez visiter avec nous une petite partie du Centre Corse et surtout, la région de Porto avec la Réserve Naturelle de Scandola et les Calanche de Piana…
Après avoir vu tout ça, je ne sais pas comment on faire pour la quitter la Corse… Une vraie merveille, je m’attendais pas à découvrir des coins pareils sur le territoire “français” !!
Par Claire le juillet 10, 2009
à 9:26
[...] et si on regarde bien, on se rend compte que ça va bientôt former la forme de la Corse – une fois de plus ! De là à dire que la Corse est le fruit de l’amour de la Terre, il n’y a qu’un [...]
Par Long Week-end (partie 2) : Le Golfe de Porto « Des Bretons chez les Corses le juillet 15, 2009
à 4:32
[...] ils en ont vraiment fait un argument marketing [...]
Par La Balagne « Des Bretons chez les Corses le août 18, 2009
à 4:12